Mon atelier de peintre

Mon atelier de peintre

JAN VERMEER (1632-1675)

JAN VERMEER (1632-1675)

 

 

Né à Delft (Pays-Bas), peintre baroque parmi les plus célèbres du Siècle d'or.

En vingt ans il a peint environ 45 tableaux surtout des scènes de genre, des intérieurs bourgeois. 

Vermeer est réputé pour ses perspectives sans défaut, d'autant qu'aucunes lignes n'apparaissent sous la couche de peinture.

 

Les couleurs qu'il utilisait : l'outremer naturel extait de lapis-lazuli broyé (pigment très couteux), la terre d'ombre naturelle et l'ocre. Le bleu et le jaune sont typiques de sa peinture.

Toutes ses toiles ont en commun la présence importante des 3 couleurs fondamentales : Rouge, Bleu et Jaune.

Son génie et son originalité s'exprimaient dans la façon dont il travaillait et associait les couleurs.

 

Le bleu qu'il utilisait étant très couteux, il le réservait pour le travail de surface. En dessous l'ébauche était faite avec de l'indigo, de l'azurite (minéral sous forme de cristaux allant du bleu azur au bleu de Prusse)

Une nouveauté dans les jaunes : "le jaune de Naples" que nous appelons maintenant 'jaune citron".

 

Pour les verts, peu de verts de cuivre, instables et corrosifs, mais beaucoup de terre vertes.

Les peintres du XVIIème mélangeaient rarement des pigments jaunes et des pigments bleus pour obtenir du vert. Enfin pour les rouges, du vermillon, des terres ocres rouges de toutes nuances.

 

Vermeer ne ressemble guère à ses contemporains. Le coloris chez lui est plus harmonieux, plus velouté et raffiné. Cela est dû à un incomparable travail sur la lumière, sur les zones claires et les zones de pénombre.

Il faut souligner le rôle du gris perle, c'est souvent sur lui que repose toute l'économie chromatique du tableau. 

La qualité des bleus dont il joue subtilement, ainsi que l'importance des petites zones jaunes.

 

Etudier la palette d'un peintre ancien est difficile car le temps a passé sur les couleurs et nous ne les regardons pas avec la lumière de l'époque : bougie, chandelle ou lampe à huile.

 

La laitière 1658

 

 

 

 

La jeune femme à l'aiguière 1662

 

 

 

 

La jeune fille à la perle 1665

 


 

La jeune fille est sur un fond neutre et foncé, presque noir, ce qui établit un puissant effet de relief et attire notre regard sur son visage. La jeune fille se tourne pour fixer son regard sur nous, et ses lèvres sont légèrement entrouvertes comme si elle allait nous parler.

Le col blanc brillant contraste avec la veste jaune-marron. Le turban bleu représente un autre contraste avec le jaune du voile.

Vermeer a simplement employé des couleurs pures, limitant la gamme de couleurs, ce qui accentue l'ombre.

Détail étrange, l'arête du nez n'a pas été marquée ce qui donne un flou très vivant.

 

Il semble que Vermeer utilisait la camera obscura, hypothèse de plus en plus probable.

Nous allons voir pourquoi cette théorie se confirme.

 

Les peintures de Vermeer peuvent être regardées comme des photographies. 

Elles possèdent ce qu'on appelle une "perspective photographique" : un personnage apparaît dans des dimensions étonnamment grandes.

 

Un soldat et une jeune fille riant 1657

 

 

 

Ce type de perspective nous semble courant car nous utilisons un appareil photographique, mais pour l'époque de Vermeer, c'est très inhabituel.

Ensuite il y a le traitement des zones lumineuses. En effet le métal et la céramique dans ses peintures, révèlent des touches de pigments blancs et jaunes disposés en cercles.

Ce phénomène peut être expliqué par le mauvais réglage de la lentille, qui peut entraîner l'apparition de zones circulaires trop lumineuses sur l'écran de la camera obscura.

 

La dame au chapeau rouge 1665

 

 

 

La tête de lion à droite est floue, de simples taches de couleurs, d'ombres et de lumières.

 

En cliquant sur le lien ci-dessous vous aurez l'explication en video:

 

http://www.youtube.com/watch?v=IeRDRL57I_Q&feature=results_main&playnext=1&list=PL1D67F4D4D01756FD

 

 

Enfin, une oeuvre de Vermeer a été passée aux rayons X et ce qui a été trouvé sous la peinture ne ressemble pas aux lignes ordinaires d'une préparation de peinture, mais c'est exactement le même dessin en noir et blanc.

Une autre raison qui pousse les chercheurs à penser que Vermeer a utilisé une camera obscura, c'est la qualité et la précision très grande des objets, de leur taille et de leur proportion les uns par rapport aux autres selon l'emplacement qu'ils ont dans la pièce.

 

La leçon de musique 1664

 


 

 

 La continuité parfaite des dallages au sol ou encore la précision très grande des jeux d'ombre et de lumière, laisse penser qu'il a fallu à Vermeer un appareil optique.

 

Les pièces où se trouvent les personnages semblent être de "véritables pièges à lumière".

 

Le film "la jeune fille à la perle" magnifique film de Peter Webber d'après le livre de Tracy Chevalier  nous fait entrer dans l'univers du peintre Jan Vermeer et la création de son fameux tableau. (film que je vous conseille vraiment de regarder)

Vermeer explique à son modèle le fonctionnement de la camera obscura.

 

 

 

Peu importe le procédé, et tant mieux car ce peintre est un des plus grands peintres de la lumière, ses portraits sont magnifiques, ses couleurs incroyables.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



13/07/2012
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