Mon atelier de peintre

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Jean Van Eyck (1390-1441)

Jean Van Eyck(1390-1441)

 

 

 

 

 

 

Peintre flamand de la Renaissance.

Artiste diplomate, il fut au service de Philippe le Bon, duc de Bourgogne.

En délaissant le style gothique et en se tournant vers une représentation plus réaliste du monde,il renouvelle l'art de son pays.

En dehors des sujets religieux et des paysages, il s'intéresse aux portraits.

Comme les humanistes de la Renaissance, il porte un regard attentif aux êtres humains.

Il fut le premier à réaliser des portraits d'hommes et de femmes issus de la bourgeoisie et de la classe marchande. Jean Van Eyck, grâce à l'utilisation d'un liant à base d'huile siccative (la siccativité d'une huile est son aptitude à "sécher à l'air"), a permis un apport technique capital dans la peinture occidentale, et un réalisme des détails à un niveau jamais atteint avant lui.

 

Son tableau le plus connu : "Les époux Arnolfini" peint en 1434 (National Gallery Londres)

 

  Regardons ce tableau

 

Michele Arnolfini

 

 

Sa tenue, espèce de robe courte et large, ouverte sur les côtés, est garnie de vison ou de zibeline.

Ces vêtements nous disent la grande richesse de Michele, mais les sandales de bois à sa droite nous précisent qu'il n'est pas noble : les aristocrates se déplacent en litière,ils n'ont pas besoin de sandales pour marcher dans les rues boueuses.

 

 

La femme porte une lourde robe de cérémonie, son ventre est proéminent. Mais il semblerait malgré tous les détails du tableau évoquant la maternité, qu'elle ne soit pas enceinte. La mode est à la taille haute, signalée par une ceinture appelée "bandier" qui se porte sous la poitrine. Un coussin est probablement posé juste au-dessous, à la hauteur de son ventre, car petite poitrine et ventre rond étaient en vogue en cette époque du gothique flamboyant.

 

Il s'agit donc ici d'une scène de mariage. Un mariage qui a lieu chez soi et entre soi, comme c'était la coutume à l'époque. Il faudra attendre le concile de Trente (le 13 décembre 1545) pour que s'impose la présence d'un prêtre et de deux témoins officiels aux mariages, qui n'avaient toujours pas lieu à l'église.

 

Arnolfini tient la main droite de la jeune femme dans sa main gauche, et non dans la droite ainsi qu'il est d'usage. Il s'agit là d'un mariage morganatique c'est-à-dire un mariage dans lequel l'homme épouse une femme de rang inférieur qui ne pourra prétendre à l'héritage des biens de son mari s'il vient à décéder.

 

Au pied des époux se tient un chien, symbole de fidélité.

 

Le lustre en cuivre porte une seule bougie allumée sur la gauche, symbole d'amour nuptial.

Il évoque également l'oeil du Christ.

 

 

Comme souvent chez Van Eyck, le sujet officiel de la peinture n'est qu'apparent. Il s'agit d'illustrer un mariage mais aussi d'entreprendre des recherches picturales, de tenter de capturer le monde en deux dimensions. En vérité, le véritable sujet de ce tableau est en son centre et c'est le miroir.

 

 

 

Un miroir convexe composé d'un mélange de verre et de métal, enchâssé dans un cadre de bois. Dix médaillons le décorent, illustrant des scènes de la Passion du Christ.

Dans ce miroir, le reflet de deux personnages. L'un en rouge, l'autre en bleu. Il s'agit sans aucun doute des deux témoins et peut-être Jan Van Eyck lui-même qui a écrit sur le mur au-dessus du miroir : Johannes de Eyck fuit hic (était là) au lieu de fecit (l'a fait).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



03/06/2012
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