Mon atelier de peintre

Mon atelier de peintre

LA LUMIERE DANS LA PEINTURE

LA LUMIERE DANS LA PEINTURE

 

Georges de la Tour (1593-1652)

LE CARAVAGE  (1571-1610)

 

Ces deux peintres ont été les précurseurs de la "mise en lumière", de l'importance de l'éclairage et de la lumière dans la peinture.

Eclairer n'est pas juste ajouter de la lumière sur un objet ou une scène mais c'est faire un choix délibéré de mettre l'accent sur un personnage ou un endroit particulier.

La lumière va diriger le regard du spectateur sur l'essentiel de ce que le peintre a décidé de mettre en valeur.

Toute la difficulté est sans doute de faire une transition entre ombre et lumière selon l'effet recherché :

douce ou violente.

C'est évident mais...C'est parce qu'il y a une ombre qu'il y a une lumière et réciproquement.

 

On commence en général une peinture dans les tons de gris et on monte ses couleurs selon la densité des objets et la lumière qu'ils dégagent.

Pour bien "voir" son sujet à peindre, bizarrement il faut plisser les yeux pour "vraiment voir" les valeurs chromatiques. On élimine ainsi les petits détails pour ne garder que les formes principales et les couleurs.

D'où l'intérêt de bien connaître ses couleurs pour rendre la lumière exacte des sujets à peindre (pot en étain, bassine en cuivre : métaux différents, couleurs différentes, lumières différentes.

 

 

 

 

 

Les impressionnistes considéraient que la couleur est "lumière" et que le personnage principal d'un tableau c'est la lumière.

 

La direction de la lumière :

 

-Lumière oblique (éclairage équilibré entre ombre et lumière)

-Lumière latérale (un côté éclairé, un côté dans l'ombre)

 

Si le sujet est éclairé par une lumière intense, les ombres seront accusées, en revanche, une lumière faible diminuera le contraste.

(zones de lumière, zones de pénombre, zones d'ombre)

 

L'ombre propre est la partie non éclairée d'un objet ou d'un personnage (ombre de contour). Elle sera plus douce, lumineuse et on utilisera de l'ocre jaune, du carmin et du violet en dégradés.

 

L'ombre portée sera plus marquée, sombre et froide avec du bleu de Prusse, des verts et du sienne Brûlée.

 

Comme vous le voyez, toute la subtilité de la lumière et de l'ombre.

 

Un aparté sur les couleurs : au Moyen-Age la couleur gris n'existe pas. La palette chromatique va du noir au blanc. Entre les deux on plaçait un rouge...

 

N'oublions pas que sous l'influence de la lumière et de l'atmosphère, les couleurs et les formes changent: le vert de l'herbe à l'ombre ou au soleil ne va pas dégager la même tonalité.

 

Michelangelo MERISI, dit "LE CARAVAGE"

 

 

Né en 1573 à Caravaggio, il meurt à 39 ans.
Fils d'un marchand de vin.

 

Homme violent, querelleur mais génie du clair-obscur. Sa peinture est réaliste avec des compositions dures, très structurées. Sa lumière est forte, lame lumineuse qui met en évidence une partie du corps, de la chair. Peinture inquiétante parfois, mais qui nous donne une si grande leçon d'éclairage...

 

 

 

"Le Caravage" maîtrisait un ensemble de techniques qui sont la base même de la photographie.

Une lumière crue tombe sur les personnages et les enveloppe comme le faisceau d'un projecteur.

Les couleurs sont choisies en nombre limité, le plus souvent le brun, le noir, l'ocre, le rouge et le blanc.

Une lumière oblique.

Chose étrange, il semblait ne pas dessiner avant de peindre, souvenez-vous de cela...

 

 

La crucifixion de Saint Pierre

 

 


 

La principale fonction de la lumière :"focus" sur le ventre et le bras

 

L'incrédulité de Thomas

 


 

La lumière vient du haut

 

 

L'annonce faite à Mathieu

 


 

Lumière oblique

 

Georges de la TOUR

 

 

Peintre lorrain, peintre à succès sous Louis XIII, il tombe dans l'oubli pour réapparaître au XXième siècle.

Il nait le 14 mars 1593 à Vic-sur-Seille, il est fils de boulanger.

Il représente le "Caravagisme" en France.

 

Les oeuvres diurnes :

 

Le décor est souvent absent pour que le spectateur se concentre sur les personnages et la lumière.

Les couleurs sont vives.

 

Le tableau le plus connu : "Tricheur à l'as de carreau" peint vers 1635

 

 

 

Fond noir, quatre personnages : ils jouent de l'argent. La lumière, l'ombre, les regards, le message :

"Les tentations"

 

Le jeu

 

Les femmes

 

Le vin

 

Les oeuvres nocturnes :

 

Réalisées après 1640, très peu éclairées, souvent par la flamme d'une bougie.

Cela donne un clair-obscur très doux, et une atmosphère calme et sereine.

Une impression de "silence". L'attention est portée sur les visages, les regards et le spectateur a l'impression de pénétrer sans bruit, discrètement à l'intérieur d'une pièce.

 

Le nouveau-né 1645

 

 

 

On remarque grâce au jeu de lumière de la bougie un "point d'or" situé sur la tête de l'enfant.

 

Saint Joseph charpentier 1643

 

 

 

Petit conseil pictural pour finir:

 

Peindre les ombres avec un mélange de bleu indigo et de terre de Sienne brûlée ou sépia.

Peindre dans les tons gris et les lumières ne seront pas trop vives.

 

Pour la petite histoire dans la grande Histoire, un de mes ancêtres fut le parrain de Philippe de la TOUR, baptisé le 5 août 1619, premier enfant du peintre.

 

Si vous avez bien lu cet article, une petite énigme a été posée, vous aurez... bientôt la réponse dans un pochain article.



03/07/2012
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