Mon atelier de peintre

Mon atelier de peintre

HISTOIRE DU PAYSAGE

 

Le "Paysage" se constitue de terre et de végétaux, d'architecture.

L'axe de séparation entre le terrestre et l'aérien : la ligne d'horizon qui va produire les règles classiques de la peinture de paysage.

1/3 supérieur (ou inférieur) et la coupure par le milieu.

Autre élément important d'un paysage : la lumière.

 

Au début le paysage n'est peint que comme fond, puis le bleu est introduit peu à peu dans les ciels au lieu du doré qui symbolisait un paradis inaccessible et la lumière divine.

Petit à petit le paysage va occuper toute la surface de la toile.

C'est à Rome, dans la première moitié du XVIIe siècle que débute l'histoire de la peinture de paysage.

On trouve dans cette ville des artistes qui viennent de partout, en particulier des Flandres.

 

"Vue de Haarlem" Jacob van Ruisdael 1670

 

 

 

Un attrait croissant pour le dessin sur le motif et son réemploi en atelier.

Deux maîtres incontestés du paysage :

 

Le Lorrain (1600-1682) qui crée l'atmosphère d'une composition par la lumière.

 

 

 

"le paysage enchanté" Claude Lorrain 1681

 

 

 

Et Nicolas Poussin (1594-1665) chez qui on a une répartition géométrique des masses.

 

 

 

"Paysage aux deux nymphes" Nicolas Poussin 1659

 

 

 

Plusieurs périodes dans le paysage :

 

-Le paysage pittoresque (de taille réduite, souvent des aquarelles)

 

-Au milieu du XIXe siècle, l'école de Barbizon, créée par Théodore Rousseau, est une étape vers l'impressionnisme, mais surtout un mouvement pictural autonome, où l'arbre est élevé au rang de grande figure. (Fontainebleau n'est pas loin)

 

 

 

Les paysagistes commencent par peindre de petites études sur le motif pour recomposer la nature en atelier.

 

Du croquis à l'atelier (calque)

 

 

 

 

 

L'Impressionnisme (peinture de plein air, dont le sujet compte moins que l'éclairage)

 

Les ateliers de maîtres disparaissent peu à peu car les peintres ne disposent plus d'élèves pour broyer pigments et liants.

 

Chardin (1699-1779)

 

 

 

décide de confier l'élaboration de ses couleurs à un marchand : Charles de Laclef, ancêtre de la famille Lefranc, qui tenait commerce de pigments d'épices à Paris dans le quartier de St Germain.

L'industrie des beaux-arts est née.

Dès le début du XIXe siècle, apparurent des vessies de porc destinées à contenir et à conserver les couleurs à l'huile.

 

 

 

Les peintres Monet, Renoir et leurs amis sont de plus en plus nombreux à prendre le train pour peindre en plein air autour de Paris.

Pourquoi ont-ils pu quitter leurs ateliers pour peindre en extérieur?

Tout simplement car ils ont bénéficié d'une invention sensationnelle : "Le tube de peinture" et également l'invention du "chevalet portable".

 

 

 

En 1850, c'est la maison Lefranc qui reprend le concept du tube en métal souple, inventé en 1841, par le peintre américain, John Goffe Rand.

 

 

 

Ce peintre américain dépose un brevet décrivant un tube métallique souple en étain ou en plomb, permettant de conserver les peintures à l'huile et fermé hermétiquement par une pince;

Il est aussi l'inventeur du tube de dentifrice sur le même principe.

 

 

 

 

 

Ainsi grâce à cette merveilleuse invention, va se développer le courant des impressionnistes qui va révolutionner la peinture classique et ouvrir de nouveaux horizons aux artistes du XXe siècle.

Au début de XXe siècle, Cézanne fait éclater la couleur en tons bleus et verts, l'ensemble part sur la géométrie, on va vers l'abstraction.

 

Un maître mot : la MEMOIRE et l'exercer. On passe souvent devant des sites superbes, et on ne peut s'arrêter pour les dessiner. Un orage qui offre des couleurs aux effets extraordinaires de ciels noirs et de lumières jaunes ou toutes ces beautés éphémères que l'on ne peut saisir.

Alors il faut exercer cette mémoire et faire un croquis rapide et indiquer les couleurs et les lumières dès que l'on peut.

 

 

 

Les artistes qui peignaient à l'époque, s'entraînaient à se souvenir de ce qu'ils avaient vu et le refaisaient dans leur atelier.

Merci à l'inventeur de l'APN (appareil photo numérique) et des téléphones portables que l'on peut mettre dans sa poche et qui nous permettent de fixer nos futures oeuvres.

(Inventions aussi sensationnelles de notre époque)

Mais s'entraîner à faire des croquis rapides et noter tous les éléments est un très bon exercice.

Petits carnets en moleskine (toile recouverte d'un vernis imitant le grain du cuir, terme anglais 'mole skin" (peau de taupe) que j'aime avoir toujours à portée de la main.

(mais de simples petits carnets feront aussi l'affaire)

 

 

 

 



18/10/2012
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